Comment les symboles du déni des droits de l’homme (Guantanamo), peuvent ils se retrouver dans un vidéo initiée par la marque Diesel ? Où la compétition et l’obscénité partagent le même espace ?
Ca ressemble à une mise en lumière de l’individualisme. Celui qu’on observe sous les feux de la rampe avec des trucs comme la nouvelle star, l’ile de la tention, et consoeurs. A chaque fois la question est la même (faut faire simple) : qui restera ? C’est une sorte de lutte qui canalise les tensions des occidentaux via les médias, alors qu’à l’autre bout du monde, ces mêmes occidentaux se chargent d’organisent les tensions chez les autres.
Quel rapport avec la marque Diesel ? Je ne sais pas, peut-être juste de propager le nom de la marque et de l’associer à des productions vidéos un peu hermétique, un peu mystérieuses, un peu militantes. Un alibi pour rester un peu à la marge.
Soit ce mec a en sa possession un logiciel capable de lire une partition au format midi et de générer un montage vidéo à partir d’une librairie de samples qu’il aura lui même constitué. Un peu compliqué mais faisable pour qui a déjà manipulé un logiciel de montage sonore ou vidéo.
Soit il a passé des jours à monter ce film sur Imovie. Un chef d’oeuvre si l’on considère le niveau de détail, le respect de la partition, le temps et la durée des notes. Dans ce cas, c’est plus ou moins un fou.
Si vous ne connaissez pas Banksy, je vous invite à aller voir ses créations sur son site perso. Graphiste ou bricoleur d’images, il revisite les codes visuels de nos sociétés, en les mettant en situation dans la rue le plus souvent.
Cette fois, avec The village pet store and charcoal grill, ses créations sont animées. C’est parfaitement incongru, décalé et mixe l’hyperréalisme avec le sens de l’humour un rien potache du web et des sous-cultures, notamment le comics.
Coupez le son de votre ordi avant de lancer la lecture (parce que bon … la country …).