D’un côté nous avons le Whiskerino, une compétition qui propose aux participants de ne pas se raser pendant 4 mois (ouch!). A la fin, le porteur de la plus belle barbe est déclaré King Beard. Ca gratte, ça pique, ça nécessite de l’entretien, beaucoup d’effort, tout ça pour l’honneur (à chacun son honneur). Le credo de la manifestation est le suivant Let us return to our roots! Let us return to true masculinity! Let us cry out with one voice: « I WILL HAVE A BEARD!! I WILL BE A MAN!! I WILL NOT CONFORM TO YOUR RULES!«
Movember
De l’autre vous avez le Movember, un mouvement plus intéressant à mon avis qui se propose de revisiter la moustache, un motif présent au cinéma, chez les hommes politiques et dans l’histoire en général. Cette fois il ne s’agit pas seulement d’une bonne poilade (ah,ah), mais surtout d’un prétexte pour gente masculine à prendre soin d’elle, et à la sensibiliser de façon informelle au problème du cancer de la prostate. Oui, on rigole, on rigole, mais tout ceci est un peu sérieux aussi.
Les participants appelés Mo Bro, sont invités à collecter des fonds pour la lutte contre le cancer pendant tout le mois de novembre. A la fin, un gala réunit les participants qui auront finetunné leur moustache pendant un mois. La fête du poil en quelque sorte.
En France, on a donc les femmes qui montrent leurs seins (comment ? Vous n’avez pas vu Sophie Davant qui enlève le haut?), dans le monde entier on a des hommes qui cultivent leur moustache, deux façons d’aborder sans complexes, le cancer, un sujet pas très sexy.
S’il est très commun chez les hommes de plus de 50 (diagnostiqué chez un homme sur 6 au canada), il n’est toutefois pas forcément à l’origine de leur mort car beaucoup meurent finalement de toute autre maladie liée à l’âge. Il reste toutefois le cancer le plus mortel (après celui, hors catégorie, des poumons).
La bande annonce du Movember 2009 au Canada :



