France 3 nous gratifie d’un petit concentré de rage ordinaire (un extrait de l’émission Strip-tease ?). Une racaille de la cité échange des mots avec une fliquette, pendant le transfert au poste de police. Des mots certes, mais une communication réduite à néant, un flot d’insultes, incessant, une incapacité à construire des phrases… juste un flot de haine.
Listen, un projet de Fernanda Viégas et Martin Wattenberg, représente graphiquement les occurences relatives aux parties du corps dans notre répertoire musical commun. Hip-hop, blues, folk, jazz, tous les genres sont représentés et le résultat de l’analyse est affichée sous la forme de médaillons de taille variable, dessinant un nouveau corps, sous forme de mosaïque.
On remarquera la prééminence du postérieur dans le répertoire des chanteurs de Hip-hop, ou la quasi absence des dents dans les chansons de R&B (les chansons de r&b étant ce qu’elles sont, je n’en suis pas très surpris).
C’est une jolie mise en image du corps en chanson, une façon intéressante de lier la froideur rigoriste de la statistique avec la beauté du corps, sa beauté relative et éphémère.
Casaleggio Associati, une agence de consultants spécialisée dans le web et auteure d’un certains nombre d’ouvrages, d’articles et de rapports sur l’évolution des médias, a créé ce petit film.
Il s’agit d’un scénario prospectif sur l’évolution des médias, incluant les marques d’aujourd’hui et la tendance générale au développement des mondes virtuels. Ces mondes sont capables de concentrer l’information, de la circonscrire dans une sphère dont chaque individu contrôle les limites, aidé par les flux rss (ou autre), les réseaux sociaux, etc.
Un scénario parmi tant d’autres, un peu survolé, mais intéressant puisque solidement ancré dans le réel, dans les expériences utilisateurs d’aujourd’hui, dans les tendances de l’information.
Merci msieur Sandor de m’avoir donnée l’idée de revoir koyaniskatsi, un monument du cinéma (expérimental?) qui donne à voir le monde comme sous la lentille d’un microscope. Le microscope en question ? Une caméra capable d’enregistrer les images au ralenti, ou à l’accéléré.
C’est un système qui donne à voir le monde comme on ne le voit jamais. On peut alors observer à loisir les détails que l’on a pas le temps de voir d’ordinaire. Au contraire, les images accélérées permettent de rendre visible ce que le temps rend invisible (la circulation automobile comme un fluide animé de pulsations, la course des nuages comme le frémissement de la terre en rotation).
Bref, si vous n’avez pas vu cet excellent film, n’hésitez pas à vous le procurer. Dans le même ordre d’idée, regardez ce petit exemple de time Lapse, trouvé sur Fubiz. Un témoignage (à la bande son exécrable, désolé) de la marche du monde qui amène à relativiser un peu l’auto-centrisme dont on peut faire l’objet. Eh non, on est jamais seul en ce bas monde…
Pierre Klaus termine sa série sur l’immigration aux états unis, le rêve américain avec ce petit film publié sur Boïng-Boïng. Excellent contraste entre le sérieux du comédien et l’absurdité des situations.
Vous aviez déjà vu un éclair filmé au ralenti ? Moi non, c’est beau la nature. Je croyais que les éclair venaient du sol, ce n’est qu’en partie vrai, en réalité il semble qu’un détonateur vienne toucher le sol pour provoquer la décharge qui illumine le ciel.
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