Récolter 500 signatures en 6 semaines c’est possible ? Oui, José l’a fait. Les campagnards épisode 5, ou José Bové s’endort dans le métro, épuisé.
L’un des principaux arguments de la campagne présidentielle qui vient de s’achever (tristement) repose sur les potentiel de la filière énergie renouvelable et environnement à fournir de nouveaux emplois, générer de l’argent et améliorer les conditions de vie. C’est, il me semble, la première fois qu’on regarde ces sujets sous un angle pratique et non plus seulement idéologique. Aujourd’hui on ne fait plus seulement dans l’environnemental pour sauver les bébés phoques et attaquer les méchants industriels aux dents longues, mais on le fait aussi pour la thune, et tout de suite, ça intéresse beaucoup plus de monde. Et puis ça décraspouille le sujet de son vernis « bonnes volontés » qui en fait rougir certains (car c’est parfois difficile d’avouer en public qu’on distribue de la soupe aux SDF, on risque de devoir expliquer que ce n’est pas pour étouffer un sentiment de culpabilité à l’égard des plus démunis).
Les jeux sérieux
Venons en au fait. J’avais évoqué il y a pas mal de mois ici même et sur Chamboultout, le jeu Food-Force. Un jeu vidéo mettant en scène les ressorts de l’aide humanitaire : aide alimentaire, développement et gestion. Outre atlantique, on appelle ce genre de jeu Serious Game, il y en a tout plein, citons les plus connus : Ayiti, jeu réalisé sous l’égide de l’Unicef et qui met en lumière les conditions de vie des habitants de pays pauvres; A force more powerful qui propose au joueur de renverser une dictature par tout les moyens non violents possibles ou Mac Donalds game qui propose de se faire du blé en rendant ses clients obèses. Autant de jeux vidéo dont le but avoué est de communiquer à destination des plus jeunes. C’est plutôt réussi en général et nous n’en sommes encore qu’au balbutiements.

L’exception française
Jugé puérile, infantilisant et violent, le jeu vidéo en France peine à se départir d’une image de marque peu reluisante. La faute à l’histoire de l’audiovisuel en France, qui a toujours mis sur un piédestal l’auteur, alors que la culture du jeu vidéo plus anglosaxonne, repose sur un système très hollywoodien où la maison de production est sur le devant de la scène.
Lancement de la filière éthiquable du jeu vidéo : le serious game à la française
Au lieu de refaire toujours les mêmes jeux d’action ou d’adapter sans ambition des oeuvres littéraires, les créateurs français du jeu vidéo devraient se lancer dans le serious game. Ce serait un très bon moyen de développer la filière tout en assainissant l’image de marque du jeu vidéo. On contenterait ainsi les parents, les enfants, les politiques et les créateurs de jeux vidéos eux même. Les français n’ont pas été parmi les plus productifs en matière de jeux éducatifs à l’époque du CD-ROM interactif ? CRYO, société aujourd’hui défunte, était une réussite française pur jus. De quoi encourager les politiques aujourd’hui très préoccupés par les valeurs de l’hexagone.
Ils ont d’ailleurs commencé. Il y a peu, le ministère du budget proposait Cyber Budget, un jeu proposant aux internautes de contrôler le budget de l’état français. A quand un jeu vidéo édité par Les Verts ou les enfants de Don Quichotte ? Force verte et Homeless cotoieraient Half-Life ou Prince of Persia sur les rayonnages…
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