Une jeune américaine part pour l’Islande afin d’apprivoiser le monstre qui a tué son fiancé. La jeune journaliste de télévision Beatrice quitte New York pour se rendre en Islande où elle espère retrouver les traces de son fiancé, lequel a sans doute été tué par un monstre islandais. Faisant fi des avis de tous ceux qui, sur place, tentent de la décourager, la vaillante jeune fille retrouve le monstre (Robert Burke). C’est un type dégoûté par la vie, hargneux et solitaire. Il songe même à mettre fin à ses jours, mais il a besoin pour cela de l’aide du Dr. Artaud, un illuminé dont personne ne sait exactement où il se trouve.
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Steve Z., le chef de l’équipe océanographique « Team Zissou », sait que l’expédition qu’il conduit est sans doute la dernière, et son plus cher désir est de graver son nom dans l’Histoire. Parmi les membres de son équipe figurent Ned Plimpton, qui est peut-être ? ou peut-être pas ? son fils, Jane Winslett-Richardson, une journaliste enceinte dépêchée par le magazine Oceanographic Explorer, et Eleanor, sa femme, que l’on prétend être « le cerveau de la Team Zissou ».
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Romain est un jeune photographe de 30 ans. Arrogant parfois cynique ou méchant avec ses proches, il apprend brutalement qu’il n’a plus que quelques mois à vivre. Un cancer généralisé le ronge doucement, il renonce a entamer une chimiothérapie. A quoi bon ?
Un père muet, une mère qui l’étouffe et une soeur qui a réussi … La vie de Romain est faite de rien ou pas grand chose, de trucs volatiles, superficiels comme ses photos de mode qu’il fait pour crouter. Aussi, lorsqu’il s’agit de faire le bilan, il se trouve incapable de parler à sa famille, si ce n’est à sa grand mère qui lui ressemble. Il lui faut rassembler ses souvenirs, surtout ceux de l’enfance, d’un monde perdu en quelque sorte. Avec un sujet comme ça, on s’attendrait à des remords, à quelqu’un qui rattrape le passé et prépare sa mort… non. Romain se présente comme quelqu’un de « méchant », il l’est, il le reste et ne terminera pas les demi conversations qu’il a eu avec sa famille. Tout reste en suspend, un peu comme l’homme qui dort de Perec, qui s’est arrêté au moment où tout pouvait commencer.
Le temps qui reste
France, 2004
Durée : 85 min Réalisation : François Ozon
Avec : Melvil Poupaud (Romain), Jeanne Moreau (Laura), Valeria Bruni-Tedeschi (Jany), Daniel Duval (le père), Marie Rivière (la mère), Christian Sengewald (Sasha), Louise-Anne Hippeau (Sophie). |
En Tanzanie, dans les années 60, la Perche du Nil, un prédateur vorace, fut introduite dans le lac Victoria à titre d’expérience scientifique. Depuis, pratiquement toutes les populations de poissons indigènes ont été décimées. De cette catastrophe écologique est née une industrie fructueuse, puisque la chair blanche de l’énorme poisson est exportée avec succès dans tout l’hémisphère nord.
Pêcheurs, politiciens, pilotes russes, industriels et commissaires européens y sont les acteurs d’un drame qui dépasse les frontières du pays africain. Dans le ciel, en effet, d’immenses avions-cargos de l’ex-URSS forment un ballet incessant au-dessus du lac, ouvrant ainsi la porte à un tout autre commerce vers le sud : celui des armes.
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Tom Stall, la quarantaine, tient un diner dans une petite ville de campagne. Il vit une existence plutôt paisible avec femme et enfant dans une petite maison retirée dans les champs, le rêve américain en quelque sorte (qui n’est pas si éloigné du rêve de français d’ailleurs). C’est donc un mec assez banal et sa réaction est d’autant plus surprenante lorsque menacé par deux tueurs il les explose tous les deux en l’espace de quelques secondes. Tom a des réflexes et il vise super bien … bon … ok … faut pas la faire chier on a compris. Mais il devient un héros nationale, montré sur toutes les chaines du pays. Il se serait bien passé de cette publicité car de nouveaux tueurs viennent passer du temps à la campagne. Va y avoir du monde au comptoir.
Qu’est ce qu’on en a parlé de ce film, c’est dingue. Qu’a t-il de si extraordinaire ? La mise en scène ? Le jeu des acteurs ? Le scénario bien ficelé ? Un peu tout cela, peut-être mais je crois surtout que A history of violence est réalisé par Cronenberg et c’est Vigo Mortensen qui joue le premier rôle. Ça aide, forcémment.
On y retrouve pas la dimension charnelle des premiers cronenberg (et ce n’est pas un défaut). Plutôt la filiation, celle qui relie le fils et le père dans une même ambiguïté d’agneau au dents longues, celle qui lie Tom avec son frère resté à Philadelphie. La violence est présente, tapie dans l’ombre, prête à surgir dès qu’elle trouve un moment propice. Elle est présente dans les paroles, les gestes, dans l’amour et dans la fraternité. C’est plus ou moins génétique finalement, et Tom a beau effacer son passé, celui peut ressurgir à tout instant. Il va falloir faire avec et c’est un peu ce que l’on ressent dans le jeu des regard entre Tom et Eddie sa femme. Nouvelle vie qui commence, avec un petit quelque chose qui plane autour d’eux, qui se cache en eux.
A History of Violence Etats-Unis, 2004 Durée : 95 min Réalisation : David Cronenberg Avec Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris, William Hurt, Ashton Holmes… |
Me remettre à lire fait partie de mes bonnes résolutions pour 2006 (non précisé dans mon précédent message car c’est une résolution qui ne date pas d’hier). Alors pour me remettre dans le bain, je commence par des petits trucs symptahiques, le genre qui fait frissonner de plaisir, facile à lire, surtout dans le métro puisque c’est l’endroit où je lis le plus pour le moment.
Premier ouvrage : La peur qui rôde et autres nouvelles, un receuil de trois nouvelles de Lovecraft. Je ne connaissais l’auteur que par le biais du premier épisode du jeu Alone in the dark. Expert en forces démoniaques, en décors fantastiques à rendre nauséeux un exorciste chevronné, expert en substances visqueuses puant le souffre et concentrant la plus infâme pourriture dont même un tube de Crooks, arme ultime contre les forces démoniaques, ne saurait venir à bout. Lovecraft décrit ce qui se trouve à la limite et au delà de ce que peu concevoir un esprit rationnel.
Continue reading ‘La peur qui rôde et autres nouvelles’
… je ne connais pas bien, mais je crois que je devrais. A chaque fois que je lis ou voit un truc sur ce mec, il me surprend. Cette fois ci c’est un jeu en forme de portrait (ou l’inverse) sur http://www.eminem.com/ et comme toujours c’est un peu engagé, à la fois critique sur ceux qui dirigent et critique sur ceux qui critiquent. Pour autant il ne fait pas que critiquer et pour moi, son action la plus représentative aura été de lutter pour que Bush ne parvienne pas à se faire réélire, en réhabilitant le vote notamment. Eminem n’a pas réussi sur ce coup mais il a le mérite de prendre position. Audacieux et hônnete.
En France c’est un peu plus calme du côté des artistes. Bien sûr ils vont voir les jeunes des cités pour leur expliquer qu’à défaut d’être entendu ils n’ont qu’à prendre la parole. Mais l’impact reste assez mesuré et pour ce qui est de critiquer le travail de nos hommes politiques c’est un peu le désert. Alors les hommes politiques se critiquent disputent et ça ressemble à une cours d’école primaire (j’éxagère à peine, il suffit d’écouter Jacques Lang ou Holande à la radio pour le constater). Pourquoi diable n’a t-on pas de vrais agitateurs d’opinion en France (faut bien secouer, sinon la pulpe, elle reste en bas).
(l’URL du site d’Eminem vient de playlist, le meilleur blog d’Url mélodiques du monde entier, et je dis pas ça parce que je les connais).
Un Talk Show en terrain miné ? C’est quoi ça ? … Une émission dont le temps dépend de la durée de vie de l’invité ?! Drôle d’idée! J’imagine que c’est un truc pour remonter l’audimat des chaines en pertes de vitesse ou de cerveau disponible…. Un vrai talk show oui, avec des danseuses alors… des danseurs ? … un Charlie Oleg qui fait de la musique 8bit ? Oui, intéressant… de vrais invités, oui … un décor virtuel … comment ça ? … c’est un machinima et il se déroule dans l’univers de Halo ? … ah je comprends pour le truc de la durée de vie des invités. Très ingénieux, ça ajoute un peu de suspense aux entretiens. Et puis c’est pas con, ça coute pas cher en décors et ça change de l’ordinaire… This spartan life que ça s’appelle ? Et ça se déroule sur www.thisspartanlife.com
et c’est en anglais non sous-titré ? … et ça parle de jeux vidéos (de l’architecture dans les jeux vidéo, de l’usage des armes à feu). Bon ben merci, c’est gentil. Bon … je raccroche là… plein d’autres trucs cool sur Chamboultout ? … oui … des pauses café pour s’amuser quand on est au bureau … oui ok, bon … bon allez … excuse moi mais j’ai du taf ras la gueule en ce moment. J’irais voir ça je te promet, ça a l’air drôlement intéressant. Allez, A+.
Hu, hu, hu … je plaisante bien sûr. Mais avouez qu’avec des fringues pareilles, Larry Page cofondateur de Google a l’air d’un prêcheur. Il a choisi ce costume pour présenter Google Video Store, c’était lors du CES à Las Vegas. Le principe c’est ni plus ni moins de proposer de la vidéo à la demande grâce au moteur de recherche Google. Il s’agit du premier service payant de Google.
Onesque en a parlé très en détail sur son blogue, alors j’en profite pour attirer l’attention des quelques lecteurs perdus ici même. Mettez le blogue d’Onesque en signets on y parle souvent de ce qui bouge sur le net, c’est quand même plus facile à suivre quand il y en a qui suivent pour nous
Et puisque j’en suis à digresser, je continue. Si vous venez pour lire quelque chose sur les seins de Sophie Marceau (je le sais bien c’est l’une des premières entrées dans les statistitques de mon blog), sachez que je n’ai aucune photo des seins de Sophie Marceau même s’ils sont très jolis. Il y a tant d’autres sites sur le web à ce sujet que je vous propose d’utiliser votre moteur de recherche préféré (ou d’aller voir cet unique billet rédigé au sujet des seins de Sophie Marceau).

Imaginez la vie d’un mec qui ne peut dormir qu’une heure et demi par jour et seulement par tranche d’un quart d’heure. Ajoutez à cela que le bonhomme risque des migaines abominables s’il fait des excès … en dormant trop. Ce bonhomme s’appelle Michel Serié et fût à l’honneur dans Kriss Crumble sur France Inter ce dimanche à 10h (oui, je fais partie de ces gens qui ne dorment pas le dimanche matin, du moins pas en ce moment). On s’attendrait à un reportage assez tristoune, entre confidences à l’hopital et diagnotics médicaux, mais non, au contraire il est très rieur ce bonhomme.
Ses journées durent plus de 22h et que fait-il tout ce temps ? Il est agent artistique, il est producteur et puis pour « s’occuper le cerveau » (condition indispensable pour rester éveiller) il chante et danse jusqu’au bout de la nuit. Et quoi de mieux que Claude François pour se donner du coeur à l’ouvrage ? Michel Serié sautille dans tous les sens, il gesticule, il danse, il explique aux jeunes qu’il n’a pas de dope à vendre et il chante même tout le répertoire de cloclo lorsqu’il est au volent pour ne pas s’endormir. France Inter n’a pas mis l’émission en podcast, dommage. Mais vous pouvez l’écouter pendant une semaine sur le site de l’émission.
Tant que vous y êtes, vous pouvez réécouter l’émission du 18 décembre sur Ousmane Dodo, portrait d’une petite main de l’humanitaire qui sillonne le désert.