Archive for décembre, 2005

29décBest of 2005

À quelques jours de 2006, ce sont les rétrospectives qui se multiplient. À la télé les performances des animateurs vedettes disputent la place aux bétisiers des animaux, c’est pas trop gênant, ça doit être classé dans la même catégorie. Plus intéressant : dans les journaux on trouve des doubles pages pleines à craquer des faits qui ont émaillé l’actualité. C’est pas très réjouissant, ça avait commencé avec les Tsunami et la vague de sympathie sans précédent avec les victimes, puis la mise à l’arrêt de l’Europe, l’apparition d’un nouveau gouvernement pas très nouveau (donc toujours aussi déconstructiviste), le tremblement de terre au Pakistan suivi d’une vaguelette de mobilisations, Katrina, les émeutes dans les banlieues, les employés de la SNCF qui nous emmerdent, etc.

Et sur le web ? Sur le web il y a Google. Depuis longtemps c’est un point de départ, et du coup c’est aussi à lui de mettre un point final à l’année des internautes. Les millions de requêtes qui passent par le filtre Google permet d’envisager, non pas ce qui intéresse les gens, mais ce que les gens vont chercher sur le web (ça revient presque au même, presque seulement). Comme ahcque année, Google publie donc un résumé des événements sur Zeitgeist (l’air du temps ?). 6 thèmes pour observer la vie du réseau, 6 thèmes pour observer les flux et reflux sur le web.

(Via AEOIU).

27décMosaïque

Promenade dans une collection de pochettes d’albums du label Blue Note. 60 ans d’histoire du jazz en vignettes.(Via Playlist)

Maiden voyage, splendide.

26décNicolas Sarkozy au vrai blog

Loïc Lemeur c’est notre monsieur Blog, à nous les français, un mec qui a la côte sur le web (pas trop sur les blogs je crois mais on parle de lui partout ailleurs). Il est un peu le porte parole officiel du blogging en France, notamment auprès des non internautes. Nicolas Sarkosy, je ne le présente pas, tout le monde le connais. C’est un mec dans le vent, il passe à la télé, il invite des stars de cinéma dans ses bureaux et on le voit dans les magazines people. Il utilise internet, c’est très tendance le web et vous faites peut-être partie de ceux qui ont reçu du spam signé Nicolas. Il était naturel que les grands esprits se rencontrent, il était naturel que l’événément soit retranscrit sur le blog de Loïc Lemeur.

Nicolas y explique sa compréhension du net, l’intérêt d’utiliser le réseau non seulement pour son propre compte, mais aussi pour la population, les efforts à consentir pour faciliter l’accès de tous aux nouvelles technologies, l’ouverture du marché, etc. Rien de très surprenant, Nicolas fait son Nicolas, il parle de « société interactive » et toutes sortes de concept réinventés. Ce qui est étonnant dans cet entretien c’est lorsque Loïc Lemoeur s’improvise journaliste et pose des questions générales sur la politique, l’ambition de Nicolas, etc.

La vidéo fait 20 minutes, c’est donc un format bien plus long que celui observé sur la plupart des blogs (il y a un horrible mot pour ça : le Vblogging, pouah!). Et là, une question me vient à l’esprit : existe t-il des blogs documentaires? Des sites qui donneraient chaque jour, un aspect d’un sujet en particulier, avec de la vidéo et du son. La compréhension se ferait dans la durée, comme la lecture d’un livre sur plusieurs semaines et non plus dans un format normé de plus ou moins 60 minutes. Regardé d’une traite.

Il était inévitable que l’entretien de Loïc Lemeur soit repris et quelque peu réinterprété, c’est ici en vidéo.

21décMon réseau c’est ton réseau

Un utilisateur lambda utilise assez peu la bande passante de son accès adsl. Il paye pour 20mb et il en utilise 1 ou 2. En plus, il ne peut utiliser cet accès que chez lui, il a beau payer son écu tous les mois, il est déconnecté à chaque fois qu’il se déplace. Il fût un temps où j’ai revé qu’on installerait du wifi ouvert partout. Le temps où Ozone avait transformé le palais de Tokyo en Hotspot, le temps où je me connectais gratuitement au net à l’insu (ou pas) de mes voisins. Quel naïf je faisais, quelle ne fût pas ma déception de m’apercevoir que j’avais nourri de vains espoirs. Un jour, prenant mon café à la gare de Tours, je m’aperçois qu’un réseau est disponible, je me connecte, trop heureux d’avoir le net pour passer le temps avant le départ de mon train. « Bienvenue sur l’espace wifi, entrez votre code utilisateur » ?? mon code utilisateur ? Je pouvais en avoir un en échange de quelques euros. C’était payant naturellement.

Heureusement, les marchands n’empêchent pas le développement de la culture réseau, prônant le partage, la collaboration et l’échange des savoirs (ralala c’est beau). Alors pour contrecarrer ces méchants capitalistes qui pensent qu’à nous faire raquer, des petits malins ont créé FON. C’est simple : vous installez un utilitaire qui va partager une partie de votre bande passante en wifi. Désormais tous les utilisateurs de FON pourront se connecter (sécurisé avec un mot de passe commun à tous les utilisateurs). En contrepartie naturellement vous pourrez vous connecter gratuitement dès que vous serez dans la zone d’un autre utilisateur lorsque vous serez en déplacement. Un bon routeur wifi peut avoir une portée de 300 m, si tous les abonnés au net se mettent à FON, on peut couvrir une grande surface dans des zones à forte densité de populations. En réalité, c’est le même principe qu’Ozone, mais sans passer par un opérateur en particulier, vous pouvez utiliser n’importe quelle connexion internet et la faire entrer dans l’ère FON.
Dans le même état d’esprit, il y a ULIX, un ordinateur complet proposé par les « mutuelles informatiques locales » dont l’utilisation repose sur le principe du réseau local, associé à Fon, c’est un réseau local étendu :)

20décCaprice de Noël

Dans la famille des recherches saugenues qui mènent à mon site je demande « je veux jouer au sims 2 tout de suite et gratuitement » (trouvé dans le compte rendu de mon logiciel de stat).

20décAnother day in paradise

 James Woods et Melanie Griffith

Le Midwest, aux Etats-Unis, au début des années 70. Bobbie, un adolescent à la dérive, vit de petits larcins. C’est alors qu’il rencontre Mel, truand et dealer charismatique qui le persuade de voir plus grand. Avec Sid, son amie, Rosie, la copine de Bobbie, Mel met au point un gros coup. Ils touchent le gros lot. Mais revendre le butin s’avère plus dangereux que de l’acquérir…

Pffffiou ya des jours où je suis pas inspiré. que dire sur ce film ? Deux gamins trouvent des parents, deux adultes trouvent des enfants. Il le ciel, le rock n’roll et l’amour, il y a aussi la drogue qui s’invite et prend toute la place sur le canapé. Comme toujours dans ces cas là, ça finit mal. Je sais pas si ça vient de moi, de la pleine lune ou de Larry Clark (ou de ses scénaristes) mais j’ai trouvé le film assez plat. Il y a certes ces acteurs, des icônes en quelques sortes, beaux lorsqu’ils sont jeunes, mélancoliques pour les vieux. Mais il n’y a pas de petits bonbons de mise en scène, et on a le sentiment d’avoir vu cent fois ce type de personnage, jeunesse américaine qui est déjà adulte (mais pas vraiment en fait, on s’en aperçoit à mesure que les galères s’enchainent). Ce n’est pas un mauvais film non mais sans relief… faudrait que je le regarde en VO. Comment ? Mais non c’est pas pour ça que j’ai aimé, enfin je crois pas…

Another day in paradise
Etats Unis, 1999
Durée : 100 min
Réalisation : Larry Clark
Avec James Woods, Mélanie Griffith, Vincent Kartheiser, Natasha Gregson-Wagner.

18décLe Mépris

Paul Javal, scénariste d’une trentaine d’année, est appelé par le producteur Jérémie Prokosch pour retravailler le scénario d’un film en cours de réalisation. En proposant au producteur d’accompagner Camille en voiture, Paul a mis sa femme entre les mains de Jérémie. Ce n’est pas forcémment délibéré, mais c’est là que commence la méprise : Camille a l’impression de servir d’appat pour servir les intérêts de son mari. Viennent les disputes, les incompréhensions mutuelles, et finalement le mépris d’une femme pour son mari.

La première fois que j’avais tenté de voir ce film, c’était il y a deux ans avec deux collocataires. Ils étaient comme moi de mauvaise volonté, Brigitte Bardot, le ton de sa voix nous agaçaient, puis la musique nous a vite exaspéré et on a arrêté. C’est fou ce que l’on peut être de mauvaise volonté parfois :)
Godard est en dedans et en dehors du cinéma, critique et réalisateur, il fait un film deux en un sur la prostitution. D’abord celle d’une femme et celle universelle de la corruption des idées (par le producteur de cinéma, par l’amant, par la femme). Tout part d’un instant critique : lorsque Camille, assise dans la voiture du producteur fantasque interroge son mari du regard, que cherche t-il exactement ? Pas de réponse et pas de réponse plus tard non plus. Comme quoi un détail, un regard entre une femme et son mari, peut dire beaucoup, même lorsqu’il ne dit rien. Une fois le malentendu installé, ça peut aller jusqu’au mépris et ça c’est vraiment pas joli. Paul est un scénariste, un peu menteur donc, un peu incapable de vivre dans la réalité peut-être, Camille va malheureusement en faire les frais. Le mépris est un beau film, un film esthétique avec de vrais mouvements de caméra, de vrais décors de cinéma, des situations fausses comme le cinéma, de vraies caméras de cinéma, de vrais spectateurs (vous) pointé par l’oeilleton de la caméra, mais surtout, il y a la voix de Brigitte Bardot que je ne supporte pas…

Le mépris
France, Italie, 1963
Durée : 93 min
Réalisation : Jean-Luc Godard
Avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Fritz Lang.

17décDossier secret

Grâce aux confidences que lui a faites Bracco avant de mourir, l’aventurier Guy Van Stratten se est décidé à faire chanter le puissant Arkadin, homme d’affaire à la fortune collossale. Van Stratten va devoir la jouer fine, car en réalité, Bracco n’a pas dit grand chose avant de mourir. Mais aussi riche et puissant, Arkadin n’en est pas moins tourmenté par un secret : il ignore tout de sa vie avant 1927. Parfaitement amnésique, il va proposer à Statten de reconstruire son passé, mais de ne le révéler à personne, pas à même à sa fille pour laquelle Statten a un faible. A peine le détective commence t-il à travailler que ses indicateurs tombent comme des mouches.

Encore une histoire de secret emporté dans la tombe; Dossier secret, fait parfois penser à Kafka, ke pense en particulier l’image du chateau d’Arkadin, omniprésent mais impossible à atteindre, parfois on pense à du Bergman, lorsque le présent convoque le passé dans une espèce de délire joyeux. La caméra est dynamique, elle flotte, suit les personnages dans toute l’Europe, dans le monde entier, c’est lignes de fuite, c’est fuites en avant, retours, filatures et c’est plaisir aussi. Plaisir aussi dans le scénario organisé par Orson Welles, qui nous emmène joyeusement sur de fausses pistes, qui fait suivre le détective Statten par Arkadin lui même. Très vite, Arkadin se joue de son détective d’opérette, mais ce dernier ira jusqu’au bout, parce qu’un secret n’a pas de valeur. Si Statten, instrument dans les mains d’Arkadin, peut au moins récupérer un petit quelque chose dans cette histoire, ce sera ça, la vérité.

Dossier secret
Italie, Etats Unis, France, Espagne, 1957
Durée : 93 min
Réalisation : Orson Welles
Avec Orson Welles, Michael Redgrave, Patricia Medina.

14décDobermann

Dobermann et son gang de dégénérés défraient la chronique en multipliant les hold-up, cette fois ci, pour bosser tranquille et faire deux trois banques d’affilée, ils lancent des dizaines de faux hold up pour éparpiller les flic aux quatres coins de Paris. Le commissaire Clodarec et ses quelques hommes sentent qu’ils sont prêts à coincer Dobermann et sa bande de frapadingues … et puis non. Alors Christini, un flic psychopathe mis au placard met en pratique ses méthodes expéditives…

Cuir, techno, latex, ferraille, argent capitaliste et argent volé par de grossiers brigands, transexuels couleur fluo, cheveux figés par le gel et lunettes branchées, voilà pour le folklore. C’est pas si vieux et pourtant ça sent les années 90 à plein nez, lorsque les français singeaient la vague cyber punk mais sans le cyber. Société pourrie par l’argent, ya qu’à se servir. A l’époque, en France on avait la défense, symbole de l’ère des affaires et du fric, mais côté réseau on commençait tout juste à parler du web pour les particuliers. Bien sur on avait le minitel, mais vous avez déjà vu un cyber punk avec un minitel ?
Dobermann ça commence super bien, à moitié gitano foutraque, à moitié film de flic à la française. Et puis tout d’un coup, ya cette espèce de clown là, le flic psychopathe. Tout tourne autour de lui, ça devient convenu et un peu ennuyeux comme … un film de flic à la française. Alors bien sûr, il y a la patine des effets spéciaux et du montage, cette espece de truc un peu Mikros, un peu Mac Guff ou je ne sais quoi (en fait je ne sais quoi), mais ça suffit pas. Du même auteur, j’avais préféré Gisèle Kérozène, court métrage sans prétention aucune et qui marchait très bien. Ca « racontait » une course de sorcière en plein milieu du quartier désert de la Défense, drôle d’ambiance car il était réalisé en pixi et les décors étaient parfaitement déserts.

Dobermann
France, 1998
Durée : 103 min
Réalisation : Jan Kounen
Vincent Cassel, Tchéky Karyo, Monica Bellucci, Antoine Basler.

13décForfaits divers

Metaboli, leader européen de la distribution dématérialisée de jeux vidéos vient d’acceuillir de nouveaux investisseurs. Le but est de développer encore le service en recoupant les objectifs d’Intel qui souhaite éliminer les barrières entre appareils électroniques et Innovacom qui a été impressionné par la qualité du service proposé par Metaboli. Une étape de plus dans la marche vers le tout forfaits. Il est possible de souscrire un forfait jeux vidéo, mais aussi un forfait dvd, téléphone, musique, télévision, métro, films (c’est pas encore un forfait mais j’imagine que ça viendra), logiciels, et que sais-je encore. Dans l’absolu c’est pas mal, c’est la tranquilité et la liberté d’essayer toutes sortes de trucs qu’on aurait pas essayé autrement. Sauf que si on additionne tout ces forfaits ça risque de faire une facture assez conséquente à la fin du mois. Alors finalement on sera obligé de choisir les services auxquels on tient le plus et on aura même pas de sous pour acquérir les autres produits à l’unité. À cela s’ajoute le problème du catalogue qui se doit d’être bien fourni pour convaincre. Pour le moment il y manque quelques titres incontournables à celui de Metaboli. Il n’y a pas de Half-life (oui tout le monde l’a déjà fait celui là, mais c’est pour l’exemple, et puis faut penser aux plus jeunes), de GTA, Warcraft, etc.
Le premier « forfait numérique » pour lequel je me laisserais tenter si ça vient pas chez nous, ce serait Yahoo Music. Pour 50? par an, toute la musique du monde. J’imagine qu’il y a des obstacles juridiques à service à ce prix, du coup la FNAC va se lancer dans un service de téléchargement illimité pour 15? … bof, bof, si Yahoo réussit à rentabiliser son forfait, il doit être possible de le faire aussi par chez nous, non ?


 

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