Archive for août, 2004

22aoûtQuand j’y pense

Lu le journal d’Anne Franck;

vu Donnie Darko;

déjeuné avec mamie;

essayé d’obtenir une convention de stage;

bronzé un peu;

souscrit un abonnement gratuit à internet;

diné avec Fabrice (l’était bon ce petit vin australien bon anniv') ;

vu Thomas et ses petits bouts de chou;

vu la grande galerie de l\’évolution;

Lu « Soie » d’Allessandro Baricco

diné chez Young et Davy;

reçu le le combat ordinaire tome 2 pour mon anniversaire (merci Hélène :) ;

lu Genitrix de Mauriac;

revu las vegas parano;

fêté l’anniversaire de mes frère et soeur 50 (ans à tous les deux bon anniv');

lu la lettre au père de Kafka;

essayé la démo d’un jeu Cossacks;

rempli le dossier de candidature pour une formation en web editorial;

pleuré à la fin du combat ordinaire 2 Les quantités négligeables;

remis un pull;

écouté le dernier album de B.Biolay Négatif;

lu Dégraissez-moi ça de Mickaël Moore;

postulé pour les vendanges dans l’Hérault;

lu Thérèse Desqueroux de Mauriac;

fait la liste des sous-titre français de mon film (à la seconde près, un travail pénible);

souscrit un abonnement à la bibliothèque;

envoyé le fichier des sous titre français à Sophie pour qu’elle fasse la traduction;

attends la fin du mois d’août et le coup de fil d’Etienne (pour un hypothétique stage à Canal);

emprunté le château de Kafka;

regardé Lituanie/USA aux J.O;

commençé le chateau

Vous l’aurez sans doute remarqué au vu de la fréquence des posts, ce blogue est en vacances
: : :

On se retrouve à la rentrée pour un rythme de post un peu plus soutenu :)

03aoûtJ’ai eu du mal à trouver.

ANPEL’ANPE jeunes diplomés se trouve à la défense. Le quartier est découpé en 12, mais on sait jamais vraiment où on est, vu qu’il n’y a pas beaucoup de plans et qu’ils n’ont pas marqué le numéro des zones sur le sol parce que ça ferait pas très joli sur les dalles.

« ‘Bonjour, j’aimerais savoir s’il existe un moyen d’obtenir une convention de stage par le biais de l’ANPE. J’ai trouvé l’employeur, il ne me manque que la convention. »

Le mec est entré en pilotage automatique au bout de quelques secondes, il a d’abord commencé par parler calmement de son rôle d’accompagnement du jeune en recherche d’emploi, de l’insertion et de toutes ces choses tristes dont on entend souvent parler à la télévision.

Il m’ennuyait un peu, il a du s’en apercevoir, car il a changé de rythme.

Progressivement, il s’est passionné. J’opinais du chef, un peu comme pour agréer mais en fait, j’en avais un peu rien à faire, moi je voulait juste une convention de stage. Lui, emporté dans son élan, il a commençé à présenter la chose sous forme de défi, le genre de truc passionant qui vous mobilise jusqu’aux tripes tellement que c’est riche en rebondissements. Il s’agitait, secouait les bras dans tous les sens, devenait rouge et parfois violet mais pas trop (enfin pas assez pour tomber dans les pommes, non, dans ces moments là, il reprenait sa repiration un instant avant de reprendre).

Il me proposait de participer aux stages pour écrire un CV, de faire des simulations d’entretien filmées pour se mettre à l’épreuve. En fait les entretiens, je crois que je m’en sors pas trop mal et pour ce qui est de faire son cv, « merci monsieur, ça ira ».

Il commençait à me faire peur.

Il était maintenant debout sur sa chaise à roulettes, la chemise déchirée en proie à une sorte de folie du genre jeune cadre dynamique qui boit de la soupe royco au distributeur.

Waaaah, quel punch! Son collègue entrait dans le bureau pour demander un renseignement pour sa cousine qui venait d’arrêter sa première année de droit. Mon conseiller, s’arrêta de parler, mais emporté par l’élan, il fit encore un tour complet sur sa chaise roulante. Il remit pied à terre.

J’en profitais pour prendre la parole, faut pas laisser passer une occasion pareille.

« Oui, d’accord, les cv, les entretiens, tout ça, c’est bien. Mais moi, j’ai juste besoin d’une convention de stage … »

« Aaaah, mais là je ne peux rien faire pour vous monsieur… mais je vais tout de même prendre vos coordonnées et revenez me voir dans un mois« .

Il reboutonnait tant qu’il pouvait les deux morceaux de sa chemise déchirée.

Dehors il faisait soleil, je m’engouffrais dans la station de métro.


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